La réponse courte : un cabinet peut démarrer Google Ads avec quelques centaines d'euros par mois, mais le bon budget dépend de deux choses, votre matière et votre ville. Un clic sur une recherche liée au dommage corporel dans une grande métropole coûte bien plus cher qu'un clic en droit immobilier dans une ville moyenne. Le vrai indicateur n'est d'ailleurs pas le prix du clic : c'est le coût d'une demande de rendez-vous, et ce que ces demandes deviennent.
Un avocat a-t-il le droit d'utiliser Google Ads ?
Oui. Depuis 2014, la publicité est permise à l'avocat, annonces payantes comprises, si elle procure une information sincère et respecte les principes essentiels de la profession. Le cadre général est détaillé dans notre article sur la publicité des avocats.
Comment fonctionne Google Ads, en deux minutes
Vous choisissez des recherches (par exemple « avocat licenciement Toulouse »), une zone géographique et un budget quotidien. Votre annonce apparaît en haut des résultats, avec la mention « Sponsorisé ». Vous ne payez que lorsqu'une personne clique. Le prix de ce clic n'est pas fixe : il résulte d'une enchère entre les annonceurs présents sur la même recherche, pondérée par la qualité de l'annonce et de la page d'arrivée.
Combien coûte un clic ?
Trois facteurs font le prix :
- La matière. Les recherches à fort enjeu financier (dommage corporel, droit pénal des affaires, certaines recherches en droit du travail côté employeur) sont les plus disputées.
- La ville. Plus il y a de cabinets qui annoncent sur la même zone, plus l'enchère monte. Les grandes métropoles sont plus chères que les villes moyennes.
- La précision de la recherche. « Avocat » seul coûte cher et convertit mal. « Avocat contestation licenciement économique Lille » coûte moins et amène une personne qui sait ce qu'elle cherche.
En ordre de grandeur, un clic se paie de quelques euros à plus d'une dizaine d'euros, et davantage sur les recherches les plus concurrentielles.
Quel budget prévoir ?
Raisonnez à l'envers, à partir des demandes souhaitées. Un exemple simple, à adapter :
- budget mensuel : 600 € ;
- coût moyen du clic : 6 € ;
- soit environ 100 visites sur votre page ;
- si 5 à 10 % des visiteurs vous contactent, cela représente 5 à 10 demandes ;
- soit un coût de 60 à 120 € par demande.
À vous de comparer ce coût à l'honoraire moyen d'un dossier dans votre matière, et à la part des demandes qui deviennent des dossiers. C'est ce calcul, et lui seul, qui dit si la campagne est rentable.
Deux remarques : le budget publicitaire est réglé directement à Google, à part des honoraires de votre prestataire ; et vous fixez un plafond, que Google ne dépasse pas sur le mois.
Ce qui fait la différence entre une campagne rentable et une campagne qui brûle le budget
Des recherches ciblées
Mieux vaut vingt recherches précises que deux cents approximatives. Visez les expressions qui traduisent un besoin immédiat, dans votre matière, sur votre zone.
Les recherches à exclure
C'est le réglage le plus négligé. Sans exclusions, vos annonces s'affichent sur « avocat gratuit », « devenir avocat », « salaire avocat », « avocat commis d'office » ou des offres d'emploi. Chaque clic de ce type est perdu.
Une page d'arrivée dédiée
Envoyer tous les clics sur la page d'accueil est une erreur fréquente. La personne qui a tapé « avocat garde à vue » doit arriver sur une page qui parle de garde à vue, avec un numéro bien visible et un formulaire court.
La mesure des demandes
Un clic n'est pas un client. Il faut suivre les appels et les formulaires, puis savoir combien deviennent des dossiers. Sans cela, on optimise à l'aveugle. C'est ce suivi qui a permis à un cabinet d'Annecy d'obtenir 55 prises de contact en trois mois.
Les règles déontologiques à respecter
- Aucune promesse de résultat : pas de « gagnez votre procès » ni de taux de réussite.
- Aucune comparaison ni dénigrement : pas de « le meilleur avocat de… », pas de référence à un confrère.
- Le mot « spécialiste » est réservé aux titulaires d'un certificat de spécialisation.
- Ne pas acheter le nom d'un confrère comme mot-clé : la pratique expose à un reproche de concurrence déloyale et heurte les principes de confraternité.
- Une information sincère : l'annonce et la page doivent décrire ce que vous faites réellement, avec les mentions habituelles du site.
En cas de doute sur une formulation, interrogez votre Ordre avant de diffuser.
Google Ads ou référencement naturel ?
Les deux ne s'opposent pas. Google Ads apporte des demandes tout de suite, tant que vous payez. Le référencement naturel met plusieurs mois à produire, mais ses résultats durent et ne coûtent pas de clics. La bonne stratégie consiste souvent à lancer les annonces pour démarrer, pendant que le référencement prend le relais.
Questions fréquentes
Peut-on tester avec un petit budget ?
Oui, à condition de le concentrer : une seule matière, une seule zone, quelques recherches précises. Un petit budget dispersé ne permet de rien conclure.
En combien de temps voit-on des résultats ?
Les premières demandes arrivent en général dans les jours qui suivent la mise en ligne. Il faut ensuite quelques semaines de réglages pour stabiliser le coût par demande.
Dois-je gérer la campagne moi-même ?
C'est possible, mais les réglages par défaut de Google élargissent la diffusion et font vite grimper la dépense. Si vous la gérez seul, surveillez chaque semaine les recherches réellement déclenchées.
En résumé
Google Ads est le moyen le plus rapide d'obtenir des demandes, et il est parfaitement compatible avec la déontologie. Le budget se décide à partir du coût d'une demande, pas du prix du clic, et la rentabilité se joue sur trois réglages : des recherches ciblées, des exclusions, une page d'arrivée dédiée.
Pour savoir si la publicité est la priorité de votre cabinet, faites le diagnostic gratuit en 2 minutes, ou consultez nos tarifs : la première campagne est comprise dans le Pack Visibilité.